Pourquoi Glory Owl est-il si drowle ?

mercredi 31 juillet 2013, par Antoine Laurent.

Parfois, les Internets lassent. Souvent, les 4chan, 9gag, Reddit et autre Cyanide & Happiness ne suffisent même plus à nous dessiner un demi-sourire dans un petit coin de lèvre. Mais l’on se rassure en se rappelant qu’il est vaste, ce web. Bien que 80% de son contenu – je ne m’en plains pas – soit lié de près ou de loin (souvent de près, quand même) au monde du porno, l’on se persuade qu’il demeure encore quelques pages, tumblrs ou autres conneries qui saura nous distraire pendant cinq minutes.

Un beau jour, je suis tombé par hasard via Facebook sur un strip – comprendre un mini bande-dessinée – assez drôle où un septuagénaire exhibait fièrement à ses petits enfants le film de cul qu’il avait tourné dans sa jeunesse, de la même manière que votre grand père vous ressort ses décorations de la chambre de commerce. Trois vignettes, sept bulles de texte, un petit « Papy, on s’en fiche que tu aies tourné un porno mais pourquoi tu nous forces à le regarder tous le soirs avant d’aller dormir ? » et j’en ai sorti un petit rictus. Inhabituelle réaction sur la toile où l’on apprend plus souvent à rire dans notre tête, alors qu’aucune forme d’expression physique ne trahit notre hilarité.

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Je poursuit donc ma lecture et 69 strips plus tard, je me suis bien marré – parfois, j’ai même souri. Glory Owl qu’elle s’appelle cette page, comme quoi tout est vraiment lié aux boobies et phallus. C’est la page Facebook d’un blog homonyme alimenté par quelques dessinateurs au style et à l’humour différents, mais dont les coups de crayon font souvent mouche. Ils s’appellent Mandrill Johnson, Mectoob, Bathroom Quest, Davy Mourier ou encore Gad et sont tous plus ou moins connus dans leur domaine. Le dernier notamment, Gad, est l’auteur d’Ultimex, bande-dessinée avec son personnage principal au visage oculaire dont on me vante les louanges depuis déjà pas mal de temps.

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L’ensemble des 69 strips publiés ne sont pas tous hilarants, quand même. Une majorité l’est et c’est déjà fabuleux. Pourquoi est-ce si drôle ? Va savoir. Peut-être parce que c’est parfois con, que ce n’est pas souvent fin et que c’est un peu absurde. Drôles sont aussi les commentaires qui accompagnent chaque nouveaux dessins : « Hein ? », « des fois j’ai l’impression que je rate quelque chose », « pas compris », « what? », etc. La liste est longue. Un commentaire résume néanmoins assez bien mon avis sur la question :  « Sur cette page, il n’y a pas de logique. »

Et justement, c’est pour ça que c’est drôle. Pas de logique, pas de sens caché – faut arrêter avec la scène finale d’Inception, en vrai – ni de message en filigrane. Glory Owl, c’est l’amour humouristique de l’absurdité. Absurde, comme cette dernière phrase. Va donc y faire un tour.

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Antoine Laurent
Coach-joueur depuis le jour un. Bougnat véritable. Paris.
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