Caballero : « Je pourrais comparer la Belgique à Toronto »

vendredi 5 février 2016, par Ken Fernandez. Photos : Guillaume Durand.

Chevalier du rap belge, Caballero écume les scènes francophones depuis 2011. De son Bruxelles d’adoption d’abord, dans l’hexagone ensuite, Caba a multiplié les collaborations et les projets que ce soit avec les groupes Les Corbeaux, Black Syndicat ou Fixpen Sill en passant par des duos avec Lomepal, Hologram Lo’ ou Jean Jass. Des connexions nombreuses qui ne doivent pas faire oublier qu’il est avant tout un rappeur solo ambitieux aux lyrics aiguisées. Lors de sa venue à Lyon pour la release party d’Alpha Wann, nous avons pu le constater. Caballero n’a rien d’un second couteau et il entend bien le prouver.

Autoproclamé Pharaon Blanc, le rappeur est bien décidé à faire péter la baraque à frites pour étendre son royaume musical en 2016. En toute sincérité, celui qui ne cache pas son penchant pour les substances illicites verdâtres a répondu à nos questions. Et quoi de plus logique pour ce baroudeur en équipe qu’il se trouve en voiture avec un pote à lui lors de l’interview. Entre leçons de prononciation de Molenbeek « pour faire le beau gosse en soirées  » et annonce d’un nouveau projet pour le mois de mars, on a parlé Don Dada, hip-hop vrai et plat pays. Entretien.

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SURL : Tu as écrit sur Twitter récemment que tout ce que tu avais fait jusqu’à présent n’était « qu’un échauffement ». Quand est ce que les choses sérieuses commencent ?

Caballero : Je vais bientôt sortir un projet en collaboration avec un autre rappeur dont je ne peux pas encore dévoiler le nom. Je considère qu’il s’agit d’un genre de « renaissance ». C’est une image pour dire que jusqu’à présent, on a fait plein de trucs mais qu’on va passer au niveau supérieur.

En 2016, l’objectif c’est de franchir un nouveau cap avec cet album ?

Je veux et je vais passer un cap, mais ça veut dire plein de choses. Je vais passer un cap dans mon activité qui est le rap, dans la musicalité, dans l’image et aller encore plus loin dans mon délire. On espère que l’album sortira en mars-avril. Les visuels vont bientôt arriver. Ce sera un EP avec des instrus et des sons bonus si tu précommandes. Une tournée suivra en France, en Suisse, au Québec et en Belgique, évidemment. Ça part de là.

Comment s’est passée ton arrivée sur le label d’Alpha Wann et Hologram Lo’, Don Dada ? Qu’est ce qu’elle signifie pour ton évolution ?

Ça s’est fait spontanément, il n’y a rien de vraiment officiel, je suis un affilié. C’est une équipe avec qui je roule depuis longtemps. Eux se sont professionnalisés avec Don Dada, mais moi j’étais déjà là avant et je vais continuer à l’être maintenant. Et vu qu’ils tournent bien et que ça marche, ils m’ont introduit dans leur délire. Ils me font croquer d’une certaine façon. Sans vouloir me jeter de fleurs, ils savent ce que je vaux et que je suis quelqu’un de professionnel, talentueux, sérieux dans mon travail. Je suis une bonne carte à jouer. Il se peut qu’il y ait des signatures plus officielles pour X projet, mais pour l’instant, ça reste dans l’amical.

Pour le moment, ça consiste essentiellement à tourner ensemble ?

Tout à fait, on fait la tournée Alph Lauren II. Je l’assiste en tant que backeur, ambianceur, MC, et lui me permet de me faire voir, de faire des morceaux sur scène et de gagner de l’argent. C’est du donnant-donnant. On avance avec les gens avec qui on veut avancer et on s’entraide en famille.

La présence d’Hologram Lo‘ avec qui tu as fait le projet « Le singe fume sa cigarette » a joué dans ce rapprochement ?

C’est exactement ça. On est en contact depuis bien avant que Don Dada existe. Le label regroupe les personnes avec qui j’ai eu le plus d’affinités dans leur petit monde à eux. Que ce soit Lo’, Alpha Wann, ou Lomepal même s’il ne fait pas partie de L’Entourage ou de 1995, ce sont des gars que j’ai beaucoup côtoyé.

Tu participes à de nombreux projets collectifs. Tu n’as pas peur qu’on s’y perde un peu ?

Il faut retenir que Caballero, c’est le principal. J’ai commencé en solo, je terminerai certainement en solo. Après, je suis quelqu’un de très sociable qui a une grande quantité de connexions, d’amitiés et de contacts donc ça me fait plaisir de partager de nouvelles aventures avec ces personnes. On s’entend bien, on voit qu’on peut faire des choses qui iront plus ou moins loin avec X. C’est mon atout et une des cartes que je joue souvent. Après, Les Corbeaux par exemple, j’y suis toujours. C’est juste des gens qui sont rattrapés par la vie, qui travaillent et donc qu’on voit moins sur le devant de la scène. Mon studio est dans leur quartier, je suis tous les week-ends avec ces gars. C’est simplement que j’ai la chance de poursuivre mon aventure.

Et si tu pouvais avoir une nouvelle connexion qui te fasse kiffer, ce serait avec qui ?

J’ai la chance d’avoir toujours rencontré les rappeurs francophones que j’écoute et ceux qui me plaisent vraiment. Le destin ou la force des choses m’ont permis de collaborer et bosser avec les gens avec qui je le voulais. Alpha Wann en est l’exemple parce que je suis un grand fan de sa musique. Au final, je les ai fait mes kiffs et j’ai pas vraiment d’artiste en visu de trop inapprochable. Je ne pourrais pas te dire Booba par exemple parce que je ne me bute pas à sa musique. Je le respecte, je l’écoute, je suis ouvert et il y a des sons qui me parlent mais ça ne va pas plus loin. Souvent, les gens qui sont inaccessibles sont des gens qui ne me parlent pas ou pas autant que la musique dont je me sens proche.

Tu mets énormément en avant ton esprit de compétition. Tu te considères comme un des tous meilleurs du rap francophone actuel ? C’est quelque chose de stimulant ?

Sans me jeter des roses, je considère que je fournis une musique, des lyrics, des mixs et un visuel de qualité. C’est mon mot d’ordre et j’ai l’impression d’être cohérent. C’est là dedans que je mets toute mon énergie donc oui, je pense faire partie des meilleurs. Après, je considère que plein de gens sont au même niveau que moi voire un peu au dessus. Mais je ne donnerai pas les noms. En tout cas, je suis sûr et certain d’être un des acteurs du rap francophone à fournir le plus de qualité.

Il faut d’ailleurs souvent écouter plusieurs fois tes textes pour cerner l’humour et les sens cachés. Comment écris-tu ?

Tout débute avec les rimes. C’est un peu ça le secret. J’essaye de trouver un sens par rapport à des rimes qui sonnent bien entre elles et d’aller le plus loin possible, chercher des double sens cachés et les faire sonner entre elles. C’est à partir de là que je couds un texte pour les lier entre elles. Mais je n’ai pas une méthode arrêtée. Au moment où on se parle, j’en ai une, y a deux mois ça en était peut-être une autre et demain aussi je changerai.

C’est pareil avec ton flow qui varie et que tu fais évoluer ?

Ça c’est simplement par rapport à la musique que j’écoute et qui me touche à un moment donné. Je suis de plus en plus ouvert. J’ai commencé avec un style de rap dans lequel je me sentais à l’aise et au fil du temps, en lien avec mon activité musicale, mes rencontres avec d’autres styles de musique, j’évolue. C’est ma vie qui fait que je sois ouvert à plein de genres différents. Si les nouveaux sons que j’écoute me parlent, que je les ai assez écoutés pour les comprendre et les adapter, j’essaierai forcément de les reproduire. Mais toujours de ma propre façon.

 

« Je suis sûr et certain d’être un des acteurs du rap francophone à fournir le plus de qualité »

 

Aujourd’hui, si tu devais définir un style Caballero, ce serait comment ?

J’essaie de faire un rap contemporain, soigné et recherché. Je fais toujours attention à rester accessible pour ne pas m’enfermer dans un monde trop étroit qui ne t’amène nulle part. Et je fais en sorte d’être original. Il y a toujours des points sur lesquels on se ressemble entre rappeurs, mais j’ai toujours mes propres palettes pour me démarquer. J’ai mon monde, mon argot, mes références et mon propre délire.

Tout en gardant de nombreuses références à ton amour de la culture rap dont tu te sens héritier ?

Exactement, j’ai commencé par là, un simple amateur de musique qui écoutait du rap. Le public rap, c’était moi y a 15 ans. J’en ai 27 aujourd’hui, ce n’est pas un effet de mode. C’est une musique que j’ai en moi donc c’est évident que c’est un héritage. Je suis pas quelqu’un dans l’esprit « le rap c’était mieux avant », au contraire, je prends aussi ce qui est contemporain quand c’est bien fait. C’est la musique que j’aime, avec laquelle j’ai grandi, elle est passée par plein de stades mais je continue à la suivre dans ses délires et dans les styles qui émergent.

Pourtant, j’ai lu dans une interview que tu te montrais assez critique envers des rappeurs plus populaires, comme Booba et la Fouine. Qu’est ce que tu ne te verrais pas faire par rapport à eux ?

Je ne me verrai pas faire, c’est un grand mot, car j’ai aimé des trucs que je n’aurais jamais pensé aimer. Je suis l’évolution du rap et il arrive à me convaincre aussi. Malgré cela, il y a un aspect que les rappeurs que tu as cité font et que je ne me verrai jamais faire, c’est un unirap. Je trouve ça toujours trop facile. Je pourrais le faire, m’aventurer dans la facilité, mais je ne me cloisonnerai pas là dedans. Je peux consommer le son de ces rappeurs, mais c’est pas ça qui me nourrit. J’ai besoin d’aller voir ailleurs car ils ne m’apportent pas tout ce que je recherche. Malgré cela, je respecte énormément ce qu’ils font. Je prête allégeance à Booba en tant que boss du rap game, je suis cohérent, il fait des trucs incroyables que je me prends à 100%. Après, je ne suis pas du genre à me mettre un album de Booba en repeat ou en entier. Je vais chercher le ou les sons, et c’est souvent au pluriel, que j’aime bien mais je ne suis pas le consommateur le plus adéquat pour ce genre de musique, même si certaines choses me parlent.

Tu as dernièrement remercié tes 20 000 fans sur Facebook en écrivant, « c’est loin d’être la folie, mais on continue ». Tu penses ne pas être reconnu à ta juste valeur ?

Je trouve qu’en étant réaliste et je suis quelqu’un de très terre à terre, 20 000 fans sur Facebook, ça peut paraître beaucoup comparé à d’où je viens, mais on sait très bien que ce n’est jamais assez. C’est le début. Si tu regardes les ventes des personnes qui ont plus de 100 000 fans, je dirais encore que c’est pas assez. Parce qu’avec ce nombre de fans si tu fais 5 000 ventes ou plus… Wow. Imagine toi à 20 000 ce que je dois faire de mon côté. C’est sûr que je suis beaucoup plus ambitieux que ça. C’est ça qui me pousse à continuer. Je sais que j’ai le potentiel pour aller plus loin et en effet, depuis le début je ne stagne pas. Ça monte doucement, mais ça monte. Je fais de plus en plus de vues, de concerts, de ventes, c’est du positif. Si à un moment la réalité me rattrape et que je vois que ça ne m’amène plus nulle part, ce sera la fin de l’aventure. Pour l’instant ce n’est pas le cas.

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Tu disais il y a deux ans que tu ne pouvais pas encore vivre du rap. Est-ce qu’aujourd’hui tu y arrives ?

C’est les coups de gueule que je poussais il y a deux ans. La musique que je fais c’est celle que je ressens sur le moment. Je me plaignais parce que j’avais l’impression que ça menait nulle part. L‘extérioriser m’a aidé à tenir le cap, garder la tête froide et ne pas laisser tomber. De nos jours, je tourne plus que jamais avec Lomepal ou Alpha et pas en simple backeur. Sinon, c’est vrai que je me sentirais quand même délaissé. Là ce n’est pas le cas, les gens savent que je suis talentueux, me laissent une place, ça me donne de la force et ça me valorise. Le fait de partager un show avec Lomepal alors qu’il est signé chez Caramba et que c’est à lui qu’on a proposé, c’est positif. J’arrive tout doucement à vivre de ça. Ce n’est pas la folie, mais ça peut aider à payer un loyer, à arrondir les fins de mois, réinvestir dans ma propre musique parce que je suis signé nulle part, je paie tout de ma poche. Ça aide à continuer l’aventure. Aujourd’hui c’est que du positif. Des dates de partout, des projets qui arrivent, des clips de qualité… le dernier que j’ai sorti a fait pas mal de bruit à son échelle et je suis très content que les gens l’aient pris comme ça. C’est vraiment ce qui aide à continuer, on va pas se mentir.

Est ce que tu penses qu’être un rappeur belge a des conséquences sur ta carrière en France ?

Ça devient totalement hype d’être Belge. Les gens cherchent du nouveau et sont curieux d’une culture plus vaste en francophonie. Ils fouillent un peu et la Belgique a sa place sur la carte du rap en Français. Il y a quelques années, je t’aurais dit que c’était une difficulté, mais de nos jours je le ressens comme un plus. C’est un peu le même schéma que ce qui se passe aux States. Le rap a été usé de chez usé aux quatre coins des Etats-Unis. La mode a été au Sud avec le crunk il y a une dizaine d’années, aujourd’hui, c’est Atlanta, avant il y a eu la East Coast… Ils ont tout fouillé, vu et revu et maintenant, ils vont à Toronto voir ce qu’il se passe. Je pourrais comparer la Belgique à Toronto. De la bonne musique, faite dans la même langue en dehors du lieu de prédilection où elle se faisait avant.

Pourquoi tout est cool en Belgique ? Vous avez les bières, le chocolat, les gaufres, vous êtes même meilleurs que nous au foot maintenant. C’est quoi les raisons de ce « Plus belge la vie ? »

Ce jeu de mot est drôle. Pas mal de rappeurs l’ont déjà fait ici, mais vu que vous êtes en France, c’est bon vous avez l’exclusivité. La Belgique, c’est moins cher, les gens sont plus sympas, y a de la meilleur beuh, les kebabs comme vous les appelez, les snacks chez nous sont moins chers, on fait de la bonne musique… Tout est dit. Je ne sais pas ce qui vous a pris en France de nous délaisser et de se moquer, mais vous commencez à comprendre et à revenir en arrière. Tant mieux. Et puis on est beaucoup plus près d’Amsterdam et de la Hollande.

 

« À Molenbeek, Ils ont fait 36 perquisitions pour trouver un bout de shit chez un gars »

 

Tu te sens représentant d’un rap belge ?

Oui et non. Je suis moi même une sorte d’hybride qui n’a pas non plus la Belgique dans le cœur. Je suis Espagnol, né en Espagne et toute mon enfance j’y étais pendant les cinq mois des vacances scolaires. Ensuite, j’ai connu grâce à Bruxelles toutes les cultures car c’est une ville très cosmopolite et un peu détachée du reste de la Belgique. C’est le même délire que Paris qui croit que tout ce qu’il se passe ailleurs c’est la province. Puis, dès que la musique est arrivée dans ma vie, je me suis très vite tourné vers la France. J’aurai toujours un love pour Bruxelles plus que la Belgique et je l’ai toujours représenté dans mes textes, mais je me sens très international et j’ai pas envie de me cloisonner à un style belge ou être le porteur de la Belgique. Je ne me vois pas avec ce rôle.

Tu as des rappeurs belges qui t’ont influencé ?

Bien sûr. Beaucoup de rappeurs bruxellois nous ont ouvert les portes et que je respecte pour ça. Il faut dire ce qui est, avant les gens se démerdaient tout autant que nous, même s’il n’y avait pas Facebook et les moyens qui te permettent d’être plus visibles aujourd’hui. Il y avait déjà des gens qui se battaient même si le résultat était moindre. J’ai écouté beaucoup de bruxellois comme Convok qui était dans le groupe Ultime Team, ou Gandhi que j’ai beaucoup écoutée avec mes potes et qui m’a fait découvrir beaucoup d’artistes. Il y a aussi Scylla [notre portrait] qui a eu une influence sur moi et la Smala que j’ai découvert plus tard. Tous ces gens m’ont poussé. Tu te dis que c’est possible et que si à Bruxelles des gens le font, tu peux le faire aussi.

Aujourd’hui, on parle beaucoup de Hamza en France. Tu le connais bien ?

C’est un mec que j’ai rencontré grâce à l’équipe avec qui je tourne, Back In The Dayz. C’est un peu ceux par qui il faut passer en Belgique car ils font plein d’événements et font tourner beaucoup d’artistes en France en Belgique et en Suisse. Bruxelles c’est un petit microcosme et Hamza a été intéressé par eux. Comme je suis aussi de cette équipe, on s’est rencontré. D’autant qu’il a des potes en commun que j’avais un peu perdu de vue. Je connais beaucoup plus sa musique et je n’ai pas peur de dire que c’est de la très bonne musique dans son genre. Il va aller très loin. Je suis à 100% derrière lui, il a réussi à convaincre plein d’artistes en plus, en Belgique et en France. Même dans l’électro, je le vois poster des photos avec des gars comme Brodinski. Tout le monde le supporte, c’est très bien. C’est tant mieux pour lui, c’est tant mieux pour nous, ça montre qu’on a de la bonne musique.

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On parle aussi beaucoup de Belgique en France via Molenbeek, qu’est ce que tu en penses ?

À la base, je ne suis pas un grand pote des médias. Je ne suis pas down avec le message parce qu’on sait très bien que ça sert à enrichir quelques connards. Il faut faire très attention à ce qui est dit. Il y a eu de gros bordels ici, mais au final, c’est plus de peur de mal puisque les gars qu’ils cherchaient ne sont jamais apparus. Ils ont fait 36 perquisitions pour trouver un bout de shit chez un gars. Donc oui ça fait peur, les médias en parlent, mais moi je suis tranquille. Je passe dans ce quartier très souvent, je l’ai beaucoup côtoyé étant jeune et il ne se passe rien du tout. Je ne suis ni un terroriste ni un poseur de bombes aujourd’hui. J’ai envie de dire aux gens : « Relaxez-vous. » Après, bien sûr il y a un danger, mais c’est comme partout. Tu vas à Roubaix, Paris ou Marseille, partout en France tu peux trouver des énergumènes dans ce style de pensée, mais pas plus ici qu’ailleurs.

Tu es né à Barcelone et tu y retournes souvent. Tu t’intéresses au rap de là bas ?

Étant plus jeune, je n’étais pas fan de la façon dont ils faisaient leur musique ni de leur écriture. En tant que rappeur, j’ai une autre analyse mais elle a évolué. Maintenant, j’aime bien, il y a des artistes que je suis de très près parce qu’ils font de la musique qui me plaît énormément, dans leurs visuels et leurs délires. Il y a notamment un gars de Madrid qui s’appelle Dano et vit à Barcelone qui est très fort et fait de la super musique. Je l’ai rencontré et je suis très admiratif.

C’est pour quand un album en espagnol de Caba ?

J’ai fait pas mal de sons en plus. Mais comme j’ai aiguisé ma plume en Français, c’est plus dur. Ensuite, je suis parfaitement bilingue donc ça me fait pas trop bizarre, mais vu que j’ai fait mes études et que je rappe en Français, c’est reprendre de zéro. Les sons que je fais aujourd’hui en espagnol sont nouveaux, c’est pas ceux qui sortiront, il faut encore aiguiser la plume, mais c’est sur et certain que tu entendras un jour Caballero rapper en espagnol.

Ken Fernandez
Aurait aimé avoir du sang d'Angelinos mais vient de Los Ardèche. Kobe, PQR, et beau jeu. Thueyts, Lyon.
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